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Dichotomie entre le MPS et l’opposition
Source: Al-Ifrighi
Aucune dichotomie n’est possible entre les deux entités, le MPS et l’opposition, quant à leurs responsabilités dans cet effroi économique qu’ils ont occasionné. La responsabilité étant collective, ils travaillent la main dans la main pour approfondir le sommeil des tchadiens. A propos de sommeil, n’est-ce pas tout le monde dort ?
Au pays des Sao, il n’y pas que le président qui a peur d’une prise de conscience du peuple. L’opposition l’est encore beaucoup plus. A part Deby, quel président qui pourrait bien avoir besoin d’une opposition pareille !
Il n’y a pas de développement sans contradiction, et la sagesse veut que pour être sûr de la justesse de l’action qu’on a à entreprendre, il faudrait d’abord l’exposer aux critiques. Le président Deby, lui, a horreur des critiques. C’est pourquoi il s’entoure de ces nullités totalement inefficace et nuisible au débat contradictoire, seul critère d’une démocratie réelle.
Un pays ne se construit pas sur la base des ragots. L’opposition a un rôle très important à jouer dans le processus démocratique, de même qu’elle serve de « vigile » d’une bonne gestion des ressources nationales par le gouvernement. Malheureusement pour les tchadiens, la lutte de l’opposition tchadienne s’arrête au seuil du ministère.
Une vraie opposition n’accepte d’entrer au gouvernement que lorsqu’elle est assurée qu’au moins une partie de son programme politique serait prise en compte par le parti au pouvoir. La notre n’a aucun programme à proposer. Elle nous a habitué, au contraire, à des critiques du genre Deby gouverne seul. N’est-ce pas la plupart de ses leaders ont, au moins une fois, fait partie du gouvernement ? Qu’ont-ils fait ?
Presque tous les départements ministériels ont, au moins une fois, connu un chef issu de l’opposition, mais il ne s’est jamais distingué ni par l’assiduité au travail ni par le développement du secteur coiffé par son ministère.
Dr Albissaty Saleh Allazam
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