Relu pour vous/Halte ! aux illusions des accords, les chefs rebelles tchadiens
Par: Djibrine Abakar Khirachi.
Par ailleurs nous réaffirmons que tout accord qui ne prend pas en compte la démocratisation de nos institutions, la séparation des pouvoirs est voué à l’échec et ne fait qu’accentuer les soulèvements et les révoltent qui ne sont les traductions des frustrations populaires.
Depuis hier soir, une nouvelle donne vient de se dessiner sur la scène politique des forces de la résistance nationale. D’aucuns qualifient ce qui vient d’être signé à Tripoli d’accord. D’autres récusent et soutiennent le contraire en qualifiant cela de simple déclaration de principe et/ou d’intention. Si cet accord devrait y avoir avec le pouvoir de Deby, l’idéal se sera un véritable accord dans lesquels les tchadiens auront confiance et qui ne sera pas parrainé par un certain Kadhafi dont l’esprit expansionniste et impérialiste n’est guère oublié par les tchadiens. Nul n’ignore la complicité active de ce dernier dans l’assassinant de koty, Bichara Digui et enfin le mystérieux décès du plus estimé feu Youssouf Togoïmi.
Au nom des citoyens Tchadiens de la résistance nationale, nous exprimons notre position vis-à-vis de cet accord que nous estimons fragile, incomplet et louche. Nous sommes tout à fait d’accord que la question Tchadienne est très complexe, mais la résolution de celle-ci requiert la participation de toutes les forces vives de la nation. Nous sommes foncièrement convaincus que la mise à l’écart de certaines forces de l’opposition dans ce processus de paix ne fait que déplacer les problèmes. Il est dans l’intérêt aussi bien de l’opposition que du gouvernement tchadien d’associer toutes les sensibilités tchadiennes à ce processus de paix que nous voudrions une étape décisive dans l’histoire de notre pays.
Par ailleurs nous réaffirmons que tout accord qui ne prend pas en compte la démocratisation de nos institutions, la séparation des pouvoirs est voué à l’échec et ne fait qu’accentuer les soulèvements et les révoltent qui ne sont les traductions des frustrations populaires.
Le partage de la gestion des affaires publiques est loin d’être une garantie de bonne gouvernance sous la direction d’Idriss Deby. Vous n’êtes pas sans ignorer la volonté d’Idriss Deby de rester indéfiniment à la magistrature suprême, chose qui sous-tend notre opposition et notre résistance. Chers camarades résistants ne perdons pas de vue notre cause, nos multiples sacrifices. Optons plutôt pour une paix durable pour que notre pays retrouve le sentier du développement égalitaire de la justice et de la liberté.