Alhiwar Al-Ifrighi : Summary Details

 

RECHERCHE

Recherchez

Catgorie
 

 
right pause left 7 sept 10/Lire l’interview du général Nouri depuis Doha; sur notre page centrale        4 sept 10/ Le Conseil d’Action Révolutionnaire (CAR) procède à des nouvelles nominations au sein de son exécutif        27 aout 10/ L’UFR se prépare à se rendre au régime et sans condition.        20 aout 10/Colonel Badoga: si nous laissons cette situation perdurer davantage, quel sera le sort de nos enfants et petits enfants dans ce pays ? Cessez de vous laisser tromper, ouvrez les yeux pour constater comment votre peuple est pris en otage.        11 aout 10/Chers lecteurs, nous publieront chaque jour pendant le mois de Ramadan, les évènements survenus en ce mois jour pour jour.        05 Août 2010/Mr. Abakar ASSILEK H. interroge et appel à l'éveil!        05 Août 2010/ Barak OBAMA rencontre 120 jeunes africains à la maison blanche à l'occasion de cinquantenaire de" l'indépendance" de certains pays africains.        01 Août 10/Desormais les valets devaient croiser leurs doigts, Limogages ou emprisonnement partout où il passe, décidement les deplacements de Deby dans les proviences inquiètaient de plus en plus ses vassaux.        20 JUIL10/ ça y est la réciprocité dont on a tant parlé sur cet accord entre Bechir et Deby au sujet de Dr khalil , est presque effective, Timan, Nourri ,Adouma ont été placés à Doha depuis hier .Cependant la lutte continue sans aucun doute.        19 Juil.2010/ Décés: suite au décés du SULTAN du kanem ALIFA ali ZEZERTI, la rédaction d'alhiwar alhifrighi présente ses condéneances les plus attristées aux ressortissants du Kanem. Que l'âme du defunt repose en paix.        13 juillet10/AprèsAbakar Tollomi, c'est le tour du général Nouri de quitter le territoire soudanais qui sera suivi par Timane Erdemi et ainsi de suite.        05 juil.2010/ Résistance/Assilek Halata Mahamat intèrpelle les leaders de la Résistance Nationale(Lire page centrale)        01 Juil. 2010/Tchad/Famine, indifférence et arrogance (lire rubrique opinon).        26 juin 10/ GUINÉE: Les Guinéens vont choisir un président « pour la toute première fois »        25 juin 2010/L'espèce humaine va s'éteindre dans 100 ans (lire la rubrique actualite)       
 Post-Scriptum
 16 0ct 08/ Tchad: La politique du vide
Par: Odile Tobner
La disparition, le 3 février 2008, de l’homme politique tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh, secrétaire général du parti d’opposition PLD (Parti pour les libertés et le développement), secrétaire général et porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC), qui regroupe 21 partis, n’était pas une mince affaire.
Âgé d’une soixantaine d’année, Ibni Oumar Mahamat Saleh était une figure très importante de la vie politique tchadienne. Il fut, lors de ses études en France, un leader de la FEANF, milita dans le Frolinat, premier mouvement de rébellion au Tchad, occupa des postes ministériels sous les présidences d’Hissène Habré et d’Idriss Déby, par qui il fut démis de ses fonctions en 1994.

Selon le rapport de la commission d’enquête créée à la suite du scandale que sa disparition avait suscité, rapport remis à Déby le 5 août et publié le 3 septembre, l’opposant Ibni Oumar Saleh, arrêté par des militaires de l’armée tchadienne serait « désormais décédé ».

Ibni Oumar Saleh avait été candidat à l’élection présidentielle de mai 2001. Il en contesta les résultats et fut emprisonné. Son parti appela au boycott des élections législatives de 2002, du referendum constitutionnel de 2005 et de l’élection présidentielle de 2006, considérant que ces scrutins n’étaient ni libres ni honnêtes. Il constituait une menace pour le régime despotique d’Idriss Déby, soutenu par la France.

Avec lui disparaît une grande partie de l’espoir des Tchadiens d’accéder à une vie politique démocratique. Le 15 août 2008, on a appris la nouvelle de la découverte, sur une plage de Lomé, du corps inanimé de l’homme politique et journaliste togolais Joachim Atsutsé K Agbobli, président du Modena (Mouvement pour le développement national), directeur du journal Afric-Hebdo, ancien ministre, âgé de 67 ans.

M. Agbobli affirmait que les résultats des scrutins au Togo n’ont jamais reflété la réalité du verdict des urnes. Il se préparait pour la future élection de 2010 et constituait certainement une menace sérieuse pour le potentat local Faure Gnassingbé.

La thèse du suicide, soutenue par le procureur, est grossièrement mensongère vu les circonstances de cette disparition. Mais cette allégation, destinée à enterrer toute enquête, est une sorte d’aveu du caractère politique et criminel de cette disparition. Elle a soulevé des protestations vigoureuses chez les responsables politiques et associatifs togolais.

Cela n’a pas empêché M. Joyandet, secrétaire d’Etat de la Coopération, en visite au Togo le 1er septembre, d’annoncer que la France a décidé de doubler le montant de l’aide budgétaire versée au Togo.
Ces deux assassinats d’importants leaders d’opposition viennent allonger la longue liste des responsables politiques africains tués pour les empêcher d’accéder ou de demeurer à la tête de leurs pays et de faire une politique nationale de leur choix, ratifiée par le suffrage de leurs concitoyens.

Tous les deux stigmatisaient les élections truquées. Tous les deux avaient l’expérience de la gestion des affaires publiques. Devant l’irrépressible montée des exigences citoyennes de vie politique « normale », soutenues par l’opinion citoyenne internationale, le recours à l’assassinat pour assurer la pérennité de régimes despotiques risque d’enfoncer plus encore l’Afrique dans le chaos.

Il est inutile d’aller à l’ONU proclamer qu’il faut aider au développement de l’Afrique, comme vient de le faire Nicolas Sarkozy tandis que l’on s’abstient dans le même temps de dénoncer ces assassinats comme facteurs de désordre civil et de régression sociale. Ce n’est pas d’aujourd’hui en effet que date la politique d’élimination des leaders africains, qui coexiste avec la déploration hypocrite de l’absence d’une opposition sérieuse. Il suffit en effet qu’elle soit sérieuse pour qu’elle disparaisse.

Odile Tobner

source: billletdafrique
Bookmark and Share
 

Commentaires

No Commentaire